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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 14:17

 

 

Une ardoisière spectaculaire


Sur la commune de Donzenac en Corrèze, à 12 km au nord de Brive-la-Gaillarde se trouve une ardoisière spectaculaire.La situation géologique et l'exploitation par les hommes ont donné un site exceptionnel.Que vous soyez géologue ou simple touriste, le site vaut le voyage.

 

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Le site étant privé, il faut donc se joindre à une visite commentée pour se mesurer à ces pans vertigineux.En attendant l'horaire, on peut se détendre et se rafraîchir à l'ombre et consulter des panneaux descriptifs qui seront encore plus faciles à comprendre lorsque la visite sera terminée.

T 12

 

 

Ce jour-là, une jeune fille nous a pilotés avec gentillesse et grande compétence.

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Les "pans" sont des murailles de quartzite qui séparent les couches d'ardoise retirées par l'exploitation déjà ancienne.

 


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Pendant l'exploitation, des "perces" ont été creusées dans les pans de roche dure pour faciliter la communication entre les différentes zones d'exploitation de l'ardoise.

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L'ardoise et la quartzite sont des roches métamorphiques, c'est à dire qu'elles résultent de la transformation d'autres roches,  sous l'action de variations de  température et de  pression.L'argile a donné l'ardoise, tandis que le sable s'est transformé en quartzite.

Sur le site on observe 7 pans de quartzite de même épaisseur séparant 6 zones d'ardoise.Ces dernières sont de même épaisseur un peu supérieure à celle de la quartzite.

Cette particularité est expliquée par une formation initiale unique :dans une cuvette peu profonde une couche de sable s'est répandue uniformément. Le détail suivant montre que la quartzite fut d'abord un sable alluvionnaire.

T-16.jpg

 

Ensuite une couche d'argile plus épaisse est venue recouvrir la couche de sable.Le tout s'est enfoncé dans le sol pendant une durée…géologique.

Plus tard, les forces colossales qui on soulevé les Pyrénées ont plissé l'ensemble (ardoise + quartzite) de façon que les plis soient devenus verticaux.

L'érosion a ensuite raboté la partie supérieure des plis

L'homme enfin a exploité l'ardoise, en laissant sur place les pans de quartzite très dure.

 

 

 

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Les carrières d'ardoise inexploitées sont maintenant envahies par l'eau.

 

 

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L'un des puits a une profondeur d'eau de 52 m et sert de base d'entraînement aux clubs de plongée.



La photo suivante  montre deux coupes d'un même puits d'extraction.


 

coupe-de-puits.jpg

 

 

On se dirige maintenant vers une zone d'exploitation.Le site accueille de nombreux touristes qui peuvent déambuler sur un itinéraire bien sécurisé.



T 22

Le fendeur d'ardoise  travaille "sur le tas" mais à l'abri du soleil ou du vent :


T 23

Puis l'ardoise est découpée à la forme exigée et percée pour être retenue par un crochet (cuivre ou inox)

 

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Chaque ardoise est "sonnée" en la faisant tinter sous le choc d'un petit marteau.Ce test élimine les ardoises poreuses ou ne présentant pas la bonne épaisseur.Au final on ne vend que 6% d'ardoise à partir de la roche extraite !
Heureusement qu'il existe un autre débouché,  le dallage pour lequel on est  moins exigeant.

 

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Cette ardoise de très haute qualité est garantie 5 siècles. Vu son prix, elle est réservée aux monuments de haute valeur patrimoniale comme le Mont St Michel recouvert récemment.


Près de la sortie, au pied d'un pan de hauteur impressionnante, on arrive à un petit musée dont les vitrines contiennent des outils ou des documents caractéristiques des ardoisières.

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Encore un regard sur ce site exceptionnel !



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Rappelez-vous de Travassac quand vous serez dans la région : Ce site unique vaut le détour !

                                                                             

Texte, schéma et photos de Pierre GIBAUD


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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 10:29

 

Compte-rendu d'une excursion réalisée avec des lycéens

 

par


Hendrik VREKEN , membre de l'Association Vendéenne de Géologie

 

 

page_accueil-copie-1.jpg

 

 

L'objectif de cette excursion est de reconstituer l'histoire géologique de la région de Jard-sur-mer , depuis le Paléozoïque inférieur où elle appartenait à la marge Nord du Gondwana jusqu'au Jurassique supérieur où elle constituait la bordure septentrionale du Rift de Biscaye.

 

Le compte-rendu de cette excursion peut-être consulté sur la page perso de

Hendrik Vreken.


Cliquer sur le lien suivant :    http://hendrik.vreken.pagesperso-orange.fr 

 

 

 

 

Ci-dessous quelques documents du compte-rendu    

 


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document-9-.jpg

 

 

rift_talmondais-.jpg

 

 

 

Ce compte-rendu , remarquable par sa démarche explicative , la richesse de son contenu et la qualité de son illustration  est à consulter sans tarder !

                                                                                         J.Chauvet - Président de l'AVG


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Published by Hendrik Vreken - AVG - dans Excursions
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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 07:51

 

Minéraux des pegmatites de Chambretaud

 

 

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Quartz fumé , feldspath orthose et phlogopite


( 11 x 7 cm ) - Chambretaud - Collection A.Duret

 

 

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Quartz fumé et orthose


Chambretaud - Collection J.Giraudeau

 

 

tourmaline-schorl-dans-quartz-fum-.3cmx7cm-col.jpg

 

Tourmaline ( Schorlite) dans du quartz fumé

 

(7 x 5 cm) - Chambretaud - Collection.A.Duret

 

 

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Béryl 

 

( 6 cm )  - Chambretaud ) - Collection A.Duret

 

 

 

 

Les pegmatites sont des roches magmatiques dont les cristaux , fréquemment automorphes , sont de grande taille ( un à plusieurs centimètres ou décimètres).

 

Leurs gisements sont généralement associés  à des granitoïdes ou à des migmatites , sous forme de filons ou de masses ovoïdes situés à la périphérie des massifs.

Leurs minéraux essentiels sont  ceux du granite : quartz , felspath ( microline perthitique fréquent) , mica ( muscovite surtout).

 

Par concentration d'éléments normalement rares ( Li,No,Ta,Zi,U,Th,lanthanides,etc. , qui peuvent donner lieu à des exploitations) se forment des minéraux particuliers dits pneumatolytiques*  : lépidolite , phlogopite,topaze, béryl , tourmaline...

 

* pneumatolytique : un gîte métallifère est pneumatolytique  lorsque le transport des éléments minéraux dans les fractures s'est produit à l'état de vapeur.

 

 

JC - AVG

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 16:30

 

 

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2012.01.19.AVG.structure globe coloré.détail 1

 

 

 

 

 

 

 

2012.01.19.AVG.structure globe coloré.détail 2

 

D'après le Dictionnaire de Géologie - Masson

 

 

2012.01.19.AVG.structure globe.détail 3

 

 

JC - AVG85

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 13:52

 

La part de la géologie et de l' archéologie dans l'enquête publique

 


Photos-projet-Breti.jpg




SYNTHESE DU THEME D’OBSERVATION N°7 : GÉOLOGIE ET ARCHÉOLOGIE - pages 12-13 / 17 .


" Le site de la Normandelière, notamment son estran rocheux, est d'une très grande richesse géologique qui s'étend le long de la côte rocheuse, sur tout le littoral Brétignollais, tandis que la richesse archéologique du même site réside essentiellement à La Normandelière et au Marais Girard, à l'aune des découvertes des dernières décennies.

Indistinctement, les observations très nombreuses du public, relatives à la géologie et l'archéologie disent que :

- l'estran sous sa forme actuelle est un espace remarquable qui doit être protégé. Ces aménagements importants (récifs artificiels, brise-lames, estacade, déblais, remblais, etc.), le transformeront radicalement et impacteront lourdement cet espace précieux. - l'ensemble de l'estran situé sur la commune de Brétignolles a été classé comme site majeur pour la Région des Pays de Loire, pour les sites géologiques, minéralogiques et paléontologiques qui présentent un intérêt scientifique et pédagogique - le tracé du chenal d'entrée au port se trouve sur un gisement géologique et préhistorique remarquable, celui du Marais Girard :
- découverte de restes d'éléphants antiques, dont une molaire entière et une documentation végétale, conservée, indique l'état de la nature à cette époque inter¬glacière,
- après la dernière glaciation, les premières communautés paysannes ont, elles aussi, laissé des traces : araires vraisemblablement datées du Campaniforme, c'est-à-dire 2 300 ans avant J-C. Les indices troublants de cette présence sont les alignements non naturels des cailloux, des ossements
- Brétignolles est un site unique lié à son patrimoine géologique côtier reconnu du fait de sa diversité des formations d'àge paléozoïque bien visibles à marée basse. - la plage du Marais Girard contient en plus des tourbes médiévales, cette dernière n'a pas encore été fouillée dans le détail.
- sur le plan géologique, la série de roches de Brétignolles inspire les scientifiques : On trouve la visite d'étudiants brésiliens pour travailler sur la coupe de l'estran en 1958 de Mireille Ters, qui signale que les roches sont  les plus vieilles de France avec celles de Lamballe et de St Lô .
- la série géologique de l'estran de Brétignolles a été particulièrement bien étudiée et cartographiée par la géologue Mireille Ters, membre du Service de la Carte Géologique
de France.
- cet aspect n'est nullement traité dans l'étude d'impact comme si l'estran rocheux ne présentait aucun intérêt pour l'environnement. Cette lacune n'est pas admissible et est une lacune majeure du dossier, étant donné les effets dommageables de l'implantation des deux enrochements sur l'estran du Marais Girard.
- il disparaitrait à tout jamais un élément majeur de la série géologique de Brétignolles, que des géologues français et étrangers viennent étudier.

La Commission d'enquête constate que les explications motivées et pédagogiques du public sur la richesse géologique et archéologique du site de la Normandelière sont assez impressionnantes et qu'il est démontré l'attachement et l'intérêt à préserver cette richesse, que le projet de port détruirait, s'il venait à se réaliser.

Sur le plan géologique l'intérêt de l'estran rocheux de Bréfignolles est largement démontré par le public, mais surtout par Mr Bresson l'hydrogéologue, qui a été entendu et a dit que « cet estran constitue une série complète de roches de l'époque primaire (silurien, 400 millions d'années environ) facilement accessible parce que découverte, qui en fait un site méritant d'être classé au patrimoine mondial de l'UNESCO ».

Sur le plan archéologique, également développé dans l'enquête DUP, la DRAC a pris, le 22 juillet dernier, un arrêté portant prescription d'une opération d'archéologie préventive sur 40 ha de la zone couverte par le site du projet.Le public peut donc être rassuré sur la sauvegarde de ce patrimoine potentiel.

La Commission d'enquête considère que la richesse géologique et archéologique du site du projet de port de Brétignolles fait tout simplement obstacle, à elle-seule, à la réalisation du projet."



MOTIVATION DE L’AVIS DE LA COMMISSION D’ENQUETE -  pages 16-17 / 17 .



"Les motivations de la Commission d'enquête devant l'amener à émettre un avis sur la présente enquête, résultent : du déroulement de l'enquête - des lois et règlements en vigueur - du contenu du projet de création du port - de la nature des observations - des auditions pratiquées par la Commission.

La présente enquête se rapporte aux articles R 123-1 et L 123-1 et suivants du Code de l'Environnement, en raison de la nature du projet de création du port de plaisance de Brétignolles, susceptible d'affecter l'environnement.
Ne seront traités, dans cette enquête « Impact environnemental », que les effets sur la partie terrestre ou immédiatement maritime.
Cet aspect, sur l'impact environnemental du projet de port, partie intégrante de l'appréciation des éléments de l'utilité publique d'un projet, a été évoqué dans la synthèse de l'enquête sur la Déclaration d'Utilité Publique, de façon générale.
Ainsi, après analyse et examen,

La Commission d'enquête considère que:

•    Préalablement à l'ouverture de l'enquête, la publicité de l'enquête publique par voie d'affichage dans les mairies, Préfecture et Sous-Préfecture a été faite régulièrement, de même que  l'avis d'enquête publique - publié à deux reprises dans 3 journaux du département de la Vendée.

•    Le public a pu consulter en toute commodité le dossier d'enquête publique et avoir accès aux registres d'enquête, à la mairie de Brétignolles, Préfecture et Sous-Préfecture, où ils se trouvaient, malgré les difficultés rencontrées et dénoncées par le public, notamment, quant aux incertitudes des informations et de la méthodologie, les difficultés de lisibilité du dossier.

•    Toutes les phases de la procédure d'enquête publique ont été respectées et notamment qu'il a été satisfait aux demandes du public.

•    Les observations formulées pendant l'enquête publique, ont toutes été évaluées, analysées et prises en considération par la Commission d'enquête, en retenant parmi elles, les suggestions ou celles confortant son avis dans chaque thème d'observations.

•    Le projet de port n'est pas élaboré dans une optique de développement durable puisqu'il serait porté atteinte au patrimoine historique, naturel, culturel, paysager, environnemental et touristique du site

•    La Ferme de la Normandelière subirait un impact considérable sur l'exploitation en raison de la réalisation du port : disparition de 17 ha de terres labellisées bio, dont 11 ha constitués par des zones humides, la plupart en prairies de fauche. Cette situation aurait, également, un impact sur la contribution de la ferme à l'équilibre de la biodiversité.

•    L'atteinte générale à l'environnement serait importante du fait de l'ampleur des travaux, de la destruction des zones humides et d'une partie du littoral, de la transformation des paysages, de la rupture physique entre la plage de la Normandelière et la plage du Marais Girard, de la répercussion sur la biodiversité, ces atteintes n'étant pas suffisamment compensées par des mesures.

•    L'impact sur la faune et la flore serait très important en termes de destruction, même si des mesures compensatoires prévoient le transfert et la réimplantation des espèces protégées dans d'autres lieux, l'adaptation à ces nouveaux habitats n'étant pas garantie.

•    Le site de la Normandelière, bien que se trouvant en dehors des zones naturelles protégées, est encerclé par trois d'entre elles, à peu de distance, et qu'elles seront forcément indirectement impactées par la réalisation du projet, compte tenu des interactions possibles entre les zones, notamment en ce qui concerne la faune qui ne connait pas les frontières.

•    Si certaines pollutions sont provisoires, notamment pendant les travaux, d'autres seront inévitablement irréductibles, mais sont liées et communes à toute exploitation de port : risque de pollution du bassin portuaire pouvant impacter la qualité des eaux de baignade et les organismes benthiques et halieutiques ainsi que la qualité du sable des plages.

•    La richesse géologique et archéologique du site est un obstacle considérable à la réalisation du projet pour les raisons suivantes :
-    il est dit et prouvé que, sur le plan géologique, l'estran rocheux, entre autres, est d'un grand intérêt pédagogique, scientifique, au point qu'il mériterait, selon un hydrogéologue, d'être classé au patrimoine mondial de l'Unesco,
-    sur le plan archéologique, les découvertes prouvant des traces de vie humaines et animales, plusieurs siècles avant Jésus Christ, sont établies et ont provoqué, le 22 juillet dernier, un arrêté d'opération d'archéologie préventive de la DRAC.

•    L'avis de l'autorité environnementale, contesté par le Maître d'ouvrage,qui indique, notamment, que le port :
-    serait grand consommateur d'espace,
-    détruirait un espace naturel d'intérêt général - serait dangereux pour la navigation,
-    engendrerait des coûts d'entretien du chenal importants,
-    créerait le déséquilibre financier pour le budget communal,
•    est parfaitement justifié eu égard à la nature des observations, des •    constatations, études et investigations de la Commission d'enquête qui adhère  complètement à cet avis.


Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, la Commission d'enquête émet un avis défavorable à l'enquête dite "Impact environnemental" dans le cadre du projet de création du port de plaisance de Brétignolles sur Mer, tel que présenté dans le dossier soumis à la consultation du public."


La Roche sur Yon le 8 décembre 2011

Le Président de la Commission d'enquête

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:52

 

Un forage de 11 km de profondeur pour étudier les variations du climat

 

 

Le Monde -  17.01.12



Un projet envisage un forage de plus de 11 km sous la surface de la mer méditerranée, au sud de la zone étudiée par Melrose et Noble Energy.

AFP/DAVID MCNEW MARSEILLE ENVOYÉ SPÉCIAL .

 


2012.01.16.Le Monde un-projet-envisage-un-forage-de-plus-de

 

 

 

Alors que les projets des compagnies pétrolières suscitent l'inquiétude des écologistes provençaux, un programme scientifique de forage, sans précédent, est à l'étude dans le golfe du Lion. Coordonné par une paléoclimatologue de l'université de Bretagne-Occidentale, Marina Rabineau, il envisage un forage de plus de 11 km sous la surface de la mer, au sud de la zone étudiée par Melrose et Noble Energy. Dénommé Gold (Gulf of Lion's Drilling), "son but est d'effectuer le premier forage profond dans le golfe du Lion, au large de Toulon, afin d'étudier les variations du climat global et celles du niveau marin, les événements géologiques extrêmes comme le Messinien, les ressources naturelles, le stockage du CO2, et la biosphère profonde", explique Mme Rabineau.

Un bateau spécialisé japonais, le Chikyu, extrairait une carotte de 11 km, constituant une colonne complète des sédiments qui se sont accumulés dans cette zone depuis 25 millions d'années. Le forage atteindrait le socle sous-jacent, dont la nature géologique est mal connue. A l'endroit prévu pour le forage, la "colonne sédimentaire est complète, non déformée et sans érosion ni hiatus majeur", précise la scientifique. Il s'agit donc d'un témoin privilégié de l'histoire géologique du bassin ouest de la Méditerranée.

 

Mais l'intérêt pour les ressources pétrolières n'en est pas absent. En effet, le forage traversera une couche de sel. Jusqu'à récemment, les modèles géologiques dominants indiquaient que l'on ne pouvait pas trouver d'hydrocarbures dans une telle configuration géologique. La découverte au large du Brésil, en 2006, d'énormes réserves de pétrole sous une couche de sel, a changé la donne : les géologues qui défendaient la possibilité d'une telle configuration sont davantage écoutés. Daniel Aslanian est l'un d'eux. Chercheur à l'Ifremer, il est associé au projet Gold : "On propose un nouveau modèle, qui repense la formation des marges continentales passives, comme celles qui bordent l'Atlantique sud ou la Méditerranée. Il s'agit de le tester dans le golfe du Lion." "SOUS LA COUCHE DE SEL" La possibilité de trouver des hydrocarbures sous la couche de sel suscite l'intérêt des compagnies pétrolières pour le projet Gold. Lors d'un colloque sur ce projet en octobre 2011, à Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), des spécialistes de Pétrobras et de Melrose ont présenté des communications. "Ce type de forage est très coûteux, indique M. Aslanian, de l'ordre de 130 à 180 millions d'euros. Les compagnies pétrolières peuvent aider à le financer." Pour l'instant, aucune ne s'est encore engagée. Mais la société algérienne Sonatrach est intéressée par un forage du même type côté algérien, où la structure géologique est comparable. Elle pourrait s'engager pour près de 90 millions d'euros. Le projet Gold sera présenté en avril à l'ntegrated Ocean Drilling Program, un programme international de recherche sur l'histoire de la Terre à partir des études sur les fonds marins. Si le projet est accepté, et son budget bouclé, le forage pourrait intervenir dans les deux ou trois prochaines années.


Hervé Kempf - Article  du 17.01.12

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 17:00

 

  Toumaline brune ( Dravite ) et Tourmaline noire (Schorlite )


 

Toumaline-detail.jpg

 

Cristal de Dravite  biterminé de 3 cm - Cayola

 Col.J.Giraudeau - AVG


 

Tourmaline-schorlite.jpg

 

Cristal de Schorlite biterminé de 5,5 cm - Les Sables d'Olonne

Col.C.Mahut - AVG


 

 

Le terme tourmaline désigne un groupe de minéraux de la classe des cyclosilicates ,  de formule générale:

 

WX3Y6(BO3)Si6O18(O,OH,F)4 avec W=Ca, K, Na; X=Al, Fe2+, Fe3+, Li, Mg, Mn2+; Y=Al, Cr3+, Fe3+.

 

Ce groupe de minéraux comporte une douzaine d'espèces qui peuvent présenter les couleurs les plus variées: brun, noir pour les espèces ferromagnésiennes (schorlite,dravite) , bleu, rouge, verte, jaune..., pour les tourmalines lithiques (elbaite, liddicoatite).

 

L'habitus des cristaux le plus fréquent est caractéristique: prismes plus où moins allongés, profondément striés parallèlement à l'allongement ,présentant une section triangulaire à faces convexes , sans clivage,à cassure conchoïdale, ou inégale , à éclat vitreux

 

 

Localisation : Les espèces du groupe de la tourmaline se rencontrent principalement dans les granites, les pegmatites et les roches métamorphiques. 

On trouve la schorlite ( noire) dans des granites,pegmatites,filons de quartz et gneiss, la dravite  (brune à verte),dans les calcaires ,dolomies et schistes métamorphiques, l'elbaïte( bleu clair) dans les pegmatites.

 

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 09:40

Notre CO2 reporte la prochaine glaciation

 

 

Le Monde 11.01.2012 - Blog de Pierre Barthélémy

Scrat, l'écureuil malchanceux de L'Age de glace, risque d'attendre bien longtemps avant de pouvoir de nouveau enfouir ses glands chéris dans l'inlandsis de la prochaine glaciation. Celle-ci pourrait bien ne pas se produire de sitôt. Pourtant, son heure semblait jusqu'ici approcher. Il y a déjà 11 600 ans que la Terre est entrée dans l'Holocène, l'actuelle époque géologique qui est un interglaciaire. Cette période aux températures plus clémentes a favorisé l'expansion rapide de notre espèce  et son fulgurant développement technologique. Or, si l'on s'en réfère aux derniers exemples en date, ce pic chaud dure 11 000 ans en moyenne. Notre "saison" douce devrait donc toucher à son terme, si l'on ne s'en tenait qu'à l'arithmétique.

Cela dit, plusieurs éléments peuvent modifier la durée "standard", comme la quantité de CO2 présent dans l'atmosphère ou, plus encore, les paramètres astronomiques. Comme l'a en effet montré il y a soixante-dix ans le savant serbe Milutin Milankovitch, ce sont les variations de la position de la Terre par rapport au Soleil qui engendrent les cycles glaciation-interglaciaire, nommés cycles de Milankovitch. Dans la liste des causes on recense ainsi l'excentricité de l'orbite terrestre, laquelle est plus ou moins elliptique selon les époques, l'inclinaison de l'axe de rotation de notre planète par rapport au plan dans lequel elle se déplace, et, enfin, un phénomène connu sous le nom de précession des équinoxes. Il s'agit d'un mouvement lent de l'axe de rotation de la Terre, que l'on compare généralement à celui de l'axe d'une toupie qui tourne (c'est en raison de ce mouvement que l'étoile Polaire a changé au cours de l'histoire). Il faut prendre en compte toutes ces variations pour calculer la quantité de chaleur que nous recevons de notre étoile.

L'arrivée d'une glaciation n'est donc pas réglée comme du papier à musique et pour qui veut en déterminer la date, la tâche est ardue. Dans une étude publiée le 8 janvier par Nature Geoscience, une équipe internationale a, pour y parvenir, choisi une voie empirique : chercher, dans les "archives" climatiques, combien de temps a duré l'interglaciaire du passé qui ressemble le plus au nôtre tant par ses composantes astronomiques (évaluées par un modèle numérique) qu'atmosphériques. Les chercheurs ont évidemment mis entre parenthèses la teneur en CO2 mesurée aujourd'hui (390 parties par million) et s'en sont tenus à la valeur pré-industrielle (280 ppm). Grâce aux carottages effectués dans les glaces de l'Antarctique mais aussi dans les sédiments marins, les principales caractéristiques de l'atmosphère sont connus sur les 800 000 dernières années, ce qui donne un large éventail d'événements interglaciaires.

C'est un des plus anciens sur la liste qui a été retenu. Le candidat présentant le plus de similarités sur le plan astronomique et sur celui des signaux paléoclimatiques s'est en effet avéré être un épisode survenu il y a environ 780 000 ans. Or cet interglaciaire ancien aurait au maximum duré 12 500 ans. Ce qui, si la comparaison est bonne, nous laisse un petit millier d'années avant de voir la calotte glaciaire descendre sur le nord de l'Europe, le niveau des mers baisser de plusieurs dizaines de mètres – au point de pouvoir traverser la Manche et le détroit de Béring à pied sec – et la toundra gagner le Médoc...

Ce serait néanmoins oublier un facteur important : le dioxyde de carbone. Car pour que la glaciation s'enclenche, les chercheurs estiment que le taux atmosphérique de CO2 ne doit pas dépasser les 240 ppm. Nous sommes loin du compte et il faut aussi noter que la valeur pré-industrielle est également supérieure à cette barre, ce qui pourrait indiquer que, même avant le début de l'utilisation massive des combustibles fossiles au XIXe siècle, les activités humaines (agriculture, élevage, déforestation) avaient déjà modifié la composition de l'atmosphère et la machine climatique. Quoi qu'il en soit, avec nos 390 ppm de CO2 actuelles, nous avons une bonne assurance contre le retour de l'âge de glace : même en coupant net (et définitivement) toute émission de dioxyde de carbone, il faudrait probablement des siècles voire davantage pour que la nature absorbe ce surplus de carbone et que l'on revienne ne serait-ce qu'à la valeur pré-industrielle.

A la publication de cette étude de Nature Geoscience, quelques-uns, comme le blogueur climatosceptique américain Anthony Watts, se sont donc réjouis : enfin une conséquence positive de l'augmentation des gaz à effet de serre et du réchauffement climatique ! Il est certain que la perspective du retour à la glaciation n'enchante personne, notamment en raison de son impact désastreux sur l'agriculture. Néanmoins, voir le changement climatique à travers ce seul prisme est un contresens majeur. Pour Luke Skinner, de l'université de Cambridge (Royaume-Uni) et un des auteurs de l'étude, qui est interrogé par la BBC"c'est un intéressant débat philosophique – "serions-nous mieux dans un monde chaud [de type interglaciaire, précise la BBC] que dans une glaciation ?" et il est probable que oui. Mais c'est ne pas comprendre l'enjeu, parce que ce vers quoi nous nous dirigeons, ce n'est pas vers le maintien de notre climat actuellement chaud, c'est vers un climat qui se réchauffe encore plus, et ajouter du COà un climat chaud est très différent que d'en ajouter à un climat froid." Si l'humanité a voulu mettre un peu de chauffage pour prévenir l'hiver glaciaire, elle a poussé le bouton du thermostat trop loin. Cela a deux conséquences. La première est purement académique et d'impact limité : il devient très compliqué de prévoir la date d'arrivée de la prochaine glaciation. La seconde conséquence constitue la conclusion de l'étude : même si la Terre se retrouve bientôt dans une configuration astronomique favorable à une glaciation, cela ne modèrera pas pour autant les effets du réchauffement climatique induit par les activités humaines.

Pierre Barthélémy

NB: Pour en savoir plus , cliquer sur les mots et expressions colorés en bleu

(Crédit image : Twentieth Century Fox.)
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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 09:01
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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 08:30
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