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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 17:14

 

La marche vers la Falaise Promise... Véryarc'h

 

 

Aquarelle-N.Arrive-copie-copie-copie-1.jpg

 

Aquarelle de Nicole ARRIVE 

 

Week-end géologique sur la Presqu'île de Crozon - juin 2011- Plage du Véryarc'h 

Affleurement de la formation des Grès de Kermeur

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 09:57

 

 

Le Gabon à l'aube de la vie

 

 

Pour La Science - mars 2012

 

Auteurs : Pascal Bouton, Alain Préat, Denis Thiéblemont et Michel Ebang Obiang

 

En juillet 2010, des recherches menées dans le bassin de Franceville, au Sud-Est du Gabon, dans la forêt équatoriale du bassin du Congo, ont livré des résultats déconcertants. L'équipe d'Abderrazak El Albani, de l'Université de Poitiers, a mis au jour de possibles organismes pluricellulaires eucaryotes (c'est-à-dire dont les cellules ont un noyau) – des métazoaires –, datant de plus de deux milliards d'années.

La signification biologique de ces nouveaux fossiles reste à trancher par les paléontologues. Mais il revient aux géologues de décrire les milieux où ces organismes se seraient développés. C'est le travail auquel nous nous sommes attelés à l'occasion de la nouvelle cartographie géologique du pays, conduite de 2005 à 2010 par le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières, en France) pour l'État gabonais. Nous avons redécouvert les sous-sols de cette région équatoriale proche de la ville de Franceville,...Article de 8 pages dans le PLS de mars 2012.

 

 

Sans titre-1

 

 

 

L'essentiel

 

 - Grâce au très bon état de préservation des couches sédimentaires du bassin de Franceville, au Sud-Est du Gabon, les géologues ont reconstitué le paysage tel qu’il était il y a deux milliards d’années.


- Différents types de milieux coexistaient : des platiers à stromatolithes ( 
structures minérales édifiées par des colonies de cyanobactéries ) , des lagunes salées, des mers intérieures bordées de volcans en activité...


- Une biodiversité importante s’y développait, avec des formes de vie intrigantes qui remettent en cause les hypothèses sur l’apparition des premiers organismes complexes .

 


pls_413_-copie-1.jpg

 Organismes complexes de plus de 2 milliards d'années

( taille : 10 à 120 mm )

 


Les auteurs

 

 - Pascal BOUTON, géologue et créateur de l'entreprise Oolite, est spécialisé en cartographie géologique et en sédimentologie.

 - Alain PRÉAT est professeur à l'Université libre de Bruxelles où il dirige l'Unité de Sédimentologie et géodynamique des bassins.

 - Denis THIÉBLEMONT, géologue et géochimiste au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) à Orléans, a dirigé le projet de cartographie géologique du BRGM au Gabon.

 - Michel EBANG OBIANG est ingénieur géologue à la Direction des mines et de la géologie du ministère des Mines du Gabon, à Libreville.

 

Remarque : Pascal Bouton est le réalisateur des fiches descriptives des sites géologiques vendéens , éditées par le Conseil général de la Vendée.

 

avg85jc

 



 

 

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 07:36

 

Stromatolites marins et lacustres

 

 

Stromatolites d'Hamelin Pool

 

Hamelinpool3

Stromatolites dans la baie d'Hamelin Pool

 

Les stromatolites sont des structures organo-sédimentaires avec relief vertical au dessus du substrat produit par capture de sédiment et précipitation résultant de la croissance d’une communauté benthique constituée principalement de cyanobactéries. (NB : Certains restreignent l’usage du terme aux structures à lamination interne).

Les stromatolites de Hamelin Pool peuvent être considérés comme la population marine la plus diversifiée actuellement connue et leur développement est attribué aux conditions hypersalines de la baie qui limite la biodiversité. Cette biodiversité, alors inexistante, est aussi la raison de leur apogée lors des temps précambriens….

Chacune des trois sortes de stromatolites est caractérisée par un assemblage précis et une croissance sur une bande caractéristique le long du rivage.

La variété pustuleuse forme des colonnes de 1 m de large et de 10 cm de haut, construites par Eontophysalis major, que l’on pense être un descendant direct de Eontophysalis, cyanobactérie construisant des stromatolites au précambrien ! représentant ainsi le plus long lignage connu en biologie….

La variété lisse croit dans la partie inférieure de l’intertidal avec Microcoleus chthonoplastes, Schizothrix sp. etc.

La variété botryoïde (colloform) forme de larges colonnes (1m de haut et plus) en milieu subtidal jusqu’à 4 m de profondeur. L’assemblage consiste en une flore de diatomées et différentes cyanobactéries. Il faut ajouter que l’on trouve souvent des macroalgues (Acetabularia) fixées sur ces formes.

 

La croissance des stromatolites est très lente 0,3 mm /an, l’érosion compensant à peu près la formation. La lithification commence 1-2 cm sous le niveau de vie et la construction est orientée selon les vagues (élongation) et contre le vent (sud).

Mais il reste beaucoup à étudier…et il n’y a pas d’autre région pour le faire.

 

 

Hamelinpool1.jpg

Hamelin Pool 

 

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Hamelin pool  - Vue d'ensemble sur les stromatolites

 

Hamelinpool4.jpg

Hamelin pool 

 

 

Stromatolites lacustres de lacs salés ou d’eau douce


 

Il existe aussi en AU des stromatolites lacustres de lacs salés ou d’eau douce.

Lake Clifton : eau saumâtre

Lake Richmond : eau douce.

Rottnest Island : lacs salés.

Lake Thetis : lac salé 1,5 fois la salinité de la mer.

 

 

Tethys_Lake1.jpg

Tethys Lake  - stromatolites

 

Tethys_Lake2.jpg

Tethys Lake   - stromatolites

 

Clifton_Lake.jpg

Clifton Lake

 

 

Les plus anciens stromatolites  fossiles ont été trouvés au sud de Marble Bar dans le craton de Pilbara dans le groupe de Warrawoona vieux de 3,5 Ga.

Les stromatolites et la longueur du jour….Comme les coraux les stromatolites peuvent être utilisés pour mesurer le nombre de jours dans l’année…mais dans des temps plus anciens. Il y a 850 Ma il y avait 435 jours dans l’année de 20,1 heures ce qui correspond aux autres données indiquant un ralentissement de la rotation de la Terre dû aux frottements des marées.


Article de Claire König - membre de l'AVG

Photos de Christian König

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Published by avg85 Claire König - dans Connaissances géologiques
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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 06:29

 

Variations du niveau des océans

 

      Les variations de niveau des océans sont régies par la géotectonique globale et le climat d’une part et par le  couple apport sédimentaire et tectonique locale d’autre part.

Les changements de volume océanique obéissent à la dynamique de croissance des dorsales océaniques : lors de l’ouverture de l’océan atlantique au Jurassique et au Crétacé une élévation du niveau océanique de l’ordre de 200m en 150 Ma s’est produite (par rapport au niveau actuel) grâce à l’activité des dorsales rapides dont la vitesse d’expansion est de 5 à10 cm par an.

Le volume de magma émis par ce type de dorsales se traduit par des bombements responsables sur la durée de l’élévation du niveau marin.

 Les dorsales lentes ont des vitesses d’expansion de l’ordre de 0,5 à 2 cm par an, la morphologie de ces dorsales présente un rift médian qui se traduira par un retrait de l’océan.

 

image-1.jpg

 

Les cycles d’ouverture- fermeture océaniques -collisions de continents ont une durée de 400 à 600 MA sont dénommés cycles de Wilson, six à huit de ces cycles se seraient succédés depuis le début des temps géologiques soit vers -4 Milliards d’années.

 

Sans-titre-2.jpg

 


Les différents types de cycles


Le jeu de rassemblement et d’éclatement des super continents régit les deux  cycles majeurs de transgressions régressions du Précambrien Paléozoïque et Mésozoïque Cénozoïque. Ces cycles sont limités par des discordances majeures sur les bordures des bassins.

Ces super cycles de l’ordre de quelques centaines de millions d’années sont régis par des phénomènes d’échanges de grandes quantités de matière entre le manteau supérieur et le manteau inférieur lors d’avalanches brutales qui perturbent la convection mantellique.

Ces phénomènes d’avalanche sont très vraisemblablement à l’origine de la formation des supercontinents par la convergence des matériaux du manteau supérieur au dessus de l’épicentre des avalanches.

L’arrivée en surface des courants de retour de l’avalanche, quelques dizaines de millions d’années après, provoquerait la brisure des supercontinents, notamment par l’accélération de l’activité des dorsales.

 

image 2

 

 

Les changements régionaux de taux de subsidence tectonique et, ou d’expansion océanique seraient responsables de cycles intermédiaires (3 à 50Ma).

Les cycles plus courts (0.5 à 3Ma) où les chutes du niveau marin seraient contrôlés par les phénomènes glaciaires.

Les cycles plus courts obéissent aux  variations de l’orbite terrestre et de l’inclinaison de l’axe de rotation, sont régies par des cycles dits de Milankovitch (astronome Serbe) qui influent sur l’ensoleillement relatif des hémisphères et sur les glaciations.

Sur les affleurements ce sont les cycles courts ou intermédiaires qui sont généralement représentés.

 

 

Les variations  climatiques


Le climat est directement influencé par la température, l’ensoleillement, la  composition de l’atmosphère, la répartition terres émergées océans entre autres.

Les variations de température entraînent une dilatation ou une rétractation du volume des eaux qui se traduisent par des variations relatives du niveau marin et des évènements glaciaires.

Le volcanisme introduit dans l’atmosphère un volume énorme de gaz à effet de serre et de poussières, conjugués à ceux des impacts de météorites leurs effets furent dévastateurs sur les changements climatiques et les extinctions massives des espèces.

 Le stockage de l’eau sur les continents inlandsis et glaciers pourrait faire varier le niveau des océans de 200 m : la fonte de la totalité des glaces actuelles se traduirait par une augmentation du niveau marin de 80 m . Lors des derniers épisodes glaciaires le niveau moyen des mers s’établissait à -120m du niveau actuel.

Le continent antarctique s’est retrouvé isolé au pôle sud et une calotte glaciaire s’est installée renforçant la tendance au refroidissement depuis l’Eocène.

Le climat est influencé par la présence de continents et de chaînes montagneuses qui agissent fortement sur le régime des précipitations , des vents et des courants marins.

 

 image-9.jpg


Le climat et les températures moyennes dépendent principalement de l’activité magnétique solaire et de la proportion des gaz à effet de serre : vapeur d’eau, dioxyde de carbone (CO2) , méthane (CH4) pour les principaux .

C’est le l’activité magnétique du soleil qui module la couverture nuageuse de basse altitude qui influe sur l’albédo : plus cette couverture est importante plus l’énergie solaire incidente est réfléchie et plus la température a tendance à baisser.

Les rayons cosmiques ionisent les particules des aérosols de l’atmosphère qui sont les germes des gouttelettes d’eau qui forment les nuages.

Ces rayons cosmiques sont émis en grandes quantité par les étoiles en fin de vie qui abondent dans les bras spiraux de la voie lactée qui en compte 4 principaux, le système solaire  accompli un cycle complet dans la voie lactée en 250 MA ,il traverse un bras spiral tous les 150 MA ce qui se traduit par un chute des températures de 5 à 10 degrés Celsius et donc par des glaciations ,cette périodicité des épisodes chauds et glaciaires s’observe à travers les paléo températures issues des analyses des rapports des  isotopes O16/018 des brachiopodes.   Actuellement le système solaire traverserait un bras spiral annexe.

Lors de la traversée de ces bras spiraux une plus grande quantité de rayons cosmiques atteignent la terre et engendrent une plus grande quantité de nuages de basse altitude.

 

image 3

 

 La figure ci-dessus illustre la variation de la température moyenne de la basse atmosphère depuis l’Archéen : les glaciations les plus importantes sont identifiées par la lettre G ,la lettre g correspond aux glaciations de moindre importance et la lettre S désigne les épisodes « snow ball » où la terre était peut être entièrement englacée ( voir annexe1).

Les paramètres orbitaux ou cycles de Milankovitch influent également sur l’ensoleillement relatif de notre terre. La figure suivante illustre l’influence de l’excentricité de l’orbite.

 

image 12

 


Les Gaz à effet de serre


 Leur concentration dans l’atmosphère joue aussi un rôle dans la régulation des températures.

Une grande partie du dioxyde de carbone est stocké dans les carbonates et les océans qui lorsqu’ils se réchauffent libèrent du CO2 .Les périodes glaciaires correspondent à de faibles teneurs en CO2, lors des collisions continentales l’altération à l’affleurement des  roches broyées entraine une consommation de CO2 qui tend à refroidir le climat. (Annexe 3)

Les trapps du volcanisme fissural des points chauds ,responsables de plusieurs extinctions massives, émettent dans l’atmosphère et les océans pendant des centaines de milliers d’années  des quantités énormes de SO2 et de CO2 qui ont des effets dévastateurs sur la faune et la flore  et génèrent  un effet de serre conjointement avec une possible libération  du méthane des « hydrates de carbone » des talus continentaux et des pergélisols. Les quantités de cendres expulsées dans la haute atmosphère ont en revanche un impact négatif sur les températures.   (Annexe 4)

 

Les principales variations du niveau des océans résultent de l’effet conjugué de la géotectonique globale et du climat qui obéit principalement à l’activité solaire et pour une moindre part aux  concentrations des gaz à effet de serre.

 


Cycles Transgressions Régressions


Lorsque le niveau marin s’élève, la ligne de côte et les dépôts littoraux associés se déplacent vers le continent il ya Transgression.

Les Régressions  correspondent à un abaissement du niveau marin, les aires des dépôts  sédimentaires issus de l’érosion se déplacent vers le large en construisant des deltas côtiers par exemple ou bien des dépôts turbiditiques profonds.

Ces cycles ponctuent l’histoire des dérives continentales et des orogénèses.

Les changements régionaux de taux de subsidence tectonique et/ou d’expansion océanique seraient responsables des cycles intermédiaires (3 à 50 MA).


Isostasie : érosion et subsidence

Lors des collisions continentales et de  l’édification des orogénèses, l’érosion intervient rapidement les sédiments érodés accumulés sur la lithosphère océanique exercent une surcharge qui se traduit par un enfoncement appelé subsidence qui fait remonter le niveau marin. L’érection d’une chaîne de 6000m d’altitude ne dure que quelques millions d’années (2 à 5 MA). L’érosion est plus efficace sur les reliefs jeunes et le taux d’abaissement important au départ décroîtra progressivement, le rééquilibrage isostatique se fait dans une proportion de 4/5 soit pour 5 mètres d’érosion correspond une remontée de 4 mètres. Le taux initial d’érosion est évalué à 1 mètre par millénaire, ( 1000m/MA) ce qui conduit à un abaissement net de la chaîne de 200m/MA (1000m d’érosion et 800m de remontée),le rythme de l’érosion diminue avec l’aplanissement des reliefs après 15 MA la chaîne est abaissée de la moitié de sa hauteur initiale et le taux net d’abaissement descend à 100m/MA ,en 60 MA la chaine est réduite à un nouveau segment de bouclier et après 90 MA le profil de base serait théoriquement atteint.

 

 image 4

 

 

Mécanisme des cycles transgression régression.

Les cycles transgressions régressions s’ordonnent selon une logique de succession d’environnements de dépôt qui se révèle un outil prédictif pour la recherche géologique appliquée entre autre.

Lorsque l’abaissement du niveau marin est très important,  le niveau de base des rivières change et l’érosion reprend très activement, le débit des rivières augmente ainsi que la quantité de sédiment qui arrive dans le bassin, des turbidites se mettront en place sur le fond du bassin, elles correspondront à une surface d’érosion sur le continent ou limite de séquence.

A ces turbidites, succèderont des dépôts plus côtiers qui enregistreront le déplacement de tout le système de dépôt vers le bassin.

Ces évènements constituent le cortège de bas niveau (lowstand tract ou LST)

Si l’abaissement du niveau marin est moins important, les turbidites ne seront pas déposées et des dépôts marins de plate forme se formeront.

Puis, la combinaison du ralentissement de l’érosion et de l’accélération du taux de subsidence, due à la charge des sédiments nouvellement déposés, provoquera une élévation du niveau marin qui se traduira par une transgression qui fera reculer la ligne de côte vers le continent. Il s’agit du cortège transgressif (transgressive system tract ou  TST).

Lors de cette transgression des sables déposés précédemment dans la plage submergée (shoreface) pourront être redéposés dans les estuaires, ainsi les dépôts de marées sont un critère de caractère transgressif.

La remontée du niveau marin atteint un maximum et finit par se stabiliser, jusqu’à la surface maximale d’inondation avec dépôt d’argiles marines riches en matière organique, autrement dit des roches mères d’hydrocarbures. (Annexe 2)

 

Le niveau marin cessant de monter et la tranche d’eau diminuant, les sédiments apportés par les rivières rempliront la tranche d’eau côtière en construisant des deltas qui feront reculer les côtes vers le bassin, c’est une régression avec progradation de deltas.

Il s’agit du cortège de haut niveau marin (highstand system tract ou HST)

Un nouvel abaissement du niveau marin se traduira par une limite de séquence érosive qui marquera le début d’un nouveau cycle qui se construira sur le précédent, l’empilement de ces séquences peut se faire sur des kilomètres.

Les deux figures suivantes schématisent la succession de ces cortèges de dépôt, où en fonction de l’importance de la chute du niveau marin se formeront ou non  des turbidites.

 


image 7


Cortèges de dépôts dus à une chute importante du niveau marin

 

 


Conclusionimage 5

 


Cortèges de dépôts du à une chute plus faible du niveau marin sans formation de turbidites

 

Illustration schématique des faciès rencontrés dans une séquence élémentaire avec une forte chute du niveau marin

 image 6

 


 Conclusion


La dynamique interne terrestre et la l’activité magnétique du soleil sont les acteurs principaux qui régissent sur les variations du niveau des océans à travers la géotectonique globale, les réajustements isostasiques et le climat. Les cycles transgression – régression obéissent à une logique de  succession des environnements de dépôt qui se succèdent depuis les  continents jusqu’aux bassins océaniques.

 

 

ANNEXES


Quelques figures sont tirées de l’ouvrage de Vincent Courtillot : NOUVEAU VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE.

Annexe 1 : A propos de la terre « Boule de neige » au Néo protérozoïque : les données paléo magnétiques suggèrent une localisation de la majorité des continents aux basses latitudes or  l’erreur sur les positions polaires est de l’ordre de plusieurs dizaines de degrés, des latitudes intertropicales pourraient se transformer en latitudes moyennes.

Une partie des « tillitoïdes «  seraient  des  turbidites et les sols polygonaux auraient une origine de dessiccation, de plus l’activité biologique est marquée par le développement d’argiles noires riches en matière organique formées dans des océans libres de glaces.

 

Annexe 2 : Surface maximum d’inondation et principales roches mères du Précambrien au Tertiaire.


image 8

 

 

Annexe 3 Evolution du taux de Dioxyde de carbone dans la basse atmosphère.

 

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Annexe 4 Les grandes extinctions et le volcanisme fissural

 

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Article de Rémi  ANFRAY - membre de l'AVG

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 06:21

 

Pour la Science - 27.01.2012 

 

Il y a 251 millions d'années, 70 % des espèces terrestres et 95 % des espèces marines ont brusquement disparu. Cette extinction de masse, dite crise Permien-Trias ou encore crise fini-permienne, est la plus grande connue. Quelles sont ses causes ?


Les hypothèses vont de la formation du supercontinent géant de la Pangée aux impacts météoritiques en passant par le supervolcanisme. Or à la fin du Permien (il y a 299 à 251 millions d'années), un volcan géant a déposé quelque sept millions de kilomètres cubes de basaltes en Sibérie. Selon les conclusions complémentaires de plusieurs équipes, la pollution atmosphérique qui en a résulté serait le facteur clef de l'extinction de masse.


Nommés « traps de Sibérie », les épais épanchements basaltiques sibériens commencent juste derrière l'Oural et couvrent environ deux millions de kilomètres carrés, soit plus de trois fois la superficie de la France. Actif pendant plus d'un million d'années, ce volcanisme massif a déposé des couches de basaltes sur plusieurs kilomètres d'épaisseur et a pollué l'atmosphère. Pour préciser comment, Benjamin Black, du MIT, a étudié la composition chimique des inclusions vitreuses que l'on retrouve dans les falaises de laves sibériennes. Anciennes gouttelettes de magma liquide, ces inclusions renferment du gaz figé au sein de cristaux. Leur analyse chimique révèle notamment leurs teneurs en chlore, en soufre et en fluor. Rapportées à la masse des traps, ces teneurs suggèrent que 8 700 gigatonnes (milliards de tonnes) de chlore, 7 800 gigatonnes de soufre et entre 7 100 et 13 800 gigatonnes de fluor ont été larguées dans l'atmosphère. Pareilles émissions ont entraîné des pluies très acides et ont contribué à un changement climatique.

 

trapps sibérie


Or un réchauffement brutal était déjà enclenché par la libération d'énormes quantités de dioxyde de carbone, accompagnée d'émissions massives d'hydrocarbures halogénés, destructeurs de la couche d'ozone. C'est ce qu'ont établi en 2009 Henrik Svensen, de l'Université d'Oslo, et ses collègues, en montrant que l'arrivée du magma a provoqué un craquage massif de la matière organique contenue dans les sédiments de l'immense bassin sédimentaire de la Toungouska. Un dégazage intense s'en est suivi, qui s'est traduit par la formation de quelque 6 400 cratères de plusieurs kilomètres de diamètre…


Impressionnant ? La situation fut pire encore ! Hamed Semei et ses collègues de l'Université de Calgary, au Canada, ont examiné le rôle du mercure relâché durant l'éruption. Grâce à des échantillons provenant d'une coupe sédimentaire profonde du haut arctique canadien, ils ont retracé les variations à travers les temps géologiques du mercure atmosphérique. La concentration du mercure, issu notamment de la combustion des charbons et des pétroles à la faveur de l'éruption, a explosé à la fin du Permien pour atteindre environ 30 fois la concentration actuelle. Or il est bien connu aujourd'hui que le mercure atmosphérique s'accumule dans les algues et les autres organismes marins à la base de la chaîne alimentaire océanique.

 

Résumons : le supervolcanisme sibérien de la fin du Permien a déclenché un réchauffement climatique brutal, s'est accompagné de pluies fortement acides et a fait disparaître la couche d'ozone. Tout cela peut expliquer la disparition de 70 pour cent des formes de vie terrestres... mais pas celle de 95 pour cent des formes de vie marines. Certes, en mer, l'acidification des eaux due aux pluies acides et à la dissolution des gaz atmosphériques a pu jouer un rôle important, mais elle ne semble pas pouvoir expliquer à elle seule une extinction quasi totale. Un facteur supplémentaire a été nécessaire : l'empoisonnement massif des océans par le mercure ?

 

 

François Savatier , journaliste à Pour la Science.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 05:48

 

 

Oursin fossile du Kimméridgien de Charente - Maritime

 

Pseudociliaris mammosa

 

 

mammosa 010107 copie

 

Collection de Laurent Rigollet - membre de l'AVG

 

 

Cet oursin présente des radioles en forme de massues ((Formes et tailles variables suivant leur position sur le test) 

 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 05:21

 

Un réseau d'observation géophysique sur l'ensemble de la France

 

 

Techno-science.net , le 7.02.2012

http://www.techno-science.net

 

 

Lancée officiellement le 8 février, la Très Grande Infrastructure de Recherche RESIF (Réseau sismologique et géodésique français) a pour but de créer une antenne d'observation géophysique sur l'ensemble de la France métropolitaine dédiée à l'étude de la Terre interne et des risques telluriques.

Placé sous les tutelles du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, du Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et du Bureau Central Sismologique Français, RESIF mobilise une centaine de chercheurs et ingénieurs, et implique 20 établissements et organismes de recherche (1). Le Centre national de larecherche scientifique (CNRS) joue le rôle de coordinateur au sein du consortium RESIF. En développant un équipement national d'observation, RESIF devrait mettre à profit un maillage de plus de 750 instruments sismologiques et géodésiques, à travers la France et rendre disponible des données plus fines de la déformation du sol.

map resif web
Instruments sismologiques et géodésiques RESIF en métropole actuels et planifiés
© RESIF


  Avec la volonté déclarée de développer une synergie accrue entre les observations spatiales et les observations dites in situ, impliquant de nombreuses disciplines (tectonique, géologie, sismologie, géotechnique, hydrologie, météorologie, géodésie, ...), RESIF permettra ainsi:

- d'avancer considérablement d'une part dans la connaissance de la structure et de la composition de la Terre globale sous le territoire européen et national, d'autre part dans la compréhension de l'évolution de la planète Terre dans le temps ;

- de mieux comprendre les risques liés aux mouvements du sol, qu'ils soient d'origine naturelle (séismes, glissements de terrain, tsunamis,...) ou artificielle (barrages, mines, stockages souterrains, explosions,...) à la mesure de l'urbanisation forte et des nombreux ouvrages industriels stratégiques qui caractérisent la France. Une partie des données sera partagée avec des systèmes spécifiques d'alerte, notamment CENALT, centre d'alerte aux tsunamis ;

- d'apprécier plus finement le potentiel de stockage de produits transformés, et les ressources naturelles disponibles (géothermie, gisements, eau souterraine) dont la gestion raisonnée représente un enjeu majeur du 21eme siècle.

Des données accessibles

Par la mise à disposition immédiate des données et l'interopérabilité avec les centres européens, RESIF s'intègre dans le dispositif européen et mondial d'observations géophysiques. Il est ainsi pressenti comme une contribution française majeure à l'infrastructure de recherche européenne European Plate Observing System (http://www.epos-eu.org/). Les données de RESIF seront alors utilisées par des chercheurs du monde entier car la France métropolitaine est un exemple typique de pays fortement urbanisé et industrialisé avec une sismicité significative où les grands séismes se sont toutefois produits peu souvent.

La construction de RESIF sera réalisée grâce au soutien financier du programme d'investissements d'avenir, dont RESIF est lauréat comme Equipement d'Excellence, àhauteur de 9,3 Millions d'Euros.

Site du RESIF: http://www.resif.fr

Note:

(1) Membres de RESIF participant au Comité directeur: Centre national de la recherchescientifique (CNRS) (coordinateur), Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM), Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies renouvelables (CEA), Centre national d'études spatiales (CNES), Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer(IFREMER), Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR), Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), Institut de recherche pour le développement (IRD), Institut deradioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), Institut de Physique du Globe de Paris(IPGP), Observatoire de la Côte d'Azur (OCA), Université Joseph Fourier Grenoble I, Université Paul Sabatier Toulouse III, Université de Strasbourg

Autres membres de RESIF: Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand II, Université de Bretagne Orientale, Université Claude Bernard Lyon I, Université Montpellier 2, Université de Nantes, Université de Nice Sophia Antipolis

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 11:43

  

Une lame mince de gabbro observée en lumière polarisée et analysée


 

 

gabbro-copie-1.jpg

 

               Fpl : Feldspath plagioclase  -  Px : Pyroxène     

           www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php

 

 

Les gabbros sont des roches entièrement cristallisées (holocristallines) à texture grenue. Ce sont des roches magmatiques  plutoniques.

 

 

Composition minéralogique :

Les gabbros sont principalement constitués de feldspaths plagioclases et de pyroxènes (minéraux ferromagnésiens). Ils contiennent également des minéraux opaques, de type oxydes de fer et de titane (titanomagnétite et ilménite) et renferment  parfois des olivines qui peuvent être plus ou moins abondantes.

Autour des pyroxènes peuvent se développer des couronnes d'amphiboles (hornblendes généralement) qui induisent une altération de la roche dans des conditions d'hydratation. Ces transformations affectent les gabbros océaniques lors de l'évolution divergente de la lithosphère à l'axe de la dorsale.

 

Caractères observés au microscope polarisant :

Les plagioclases, développés en lattes automorphes, s’identifient à leurs macles polysynthétiques formées de cristaux répétés et à l’origine de leur aspect typique en rayure.

Les pyroxènes se parent de teintes vives de polarisation. Ils peuvent se présenter, dans le meilleur des cas, en prismes plus ou moins allongés, avec  section rectangulaire à angles tronqués , montrant 2 clivages presque orthogonaux.

 

Localisation :

 Les gabbros sont des constituants importants de la croûte océanique. On les retrouve alors dans les complexes ophiolitiques (portions de la croûte océanique et du manteau supérieur d’anciens océans charriées sur la croûte continentale à la suite de collisions entre 2 continents ou entre un continent et un arc insulaire).Les gabbros s'observent également en domaine continental sous forme de vastes intrusions.

 

Origine :

 Les gabbros résultent de la cristallisation de magmas produits par fusion partielle de péridotites du manteau dans l’axe des dorsales océaniques.

 

                                                                                                                                                             JC

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 08:53

 

 

Documents utilisés lors de la séance pratique

 

 

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Documents de Jean Chauvet et Hendrik Vreken

 

 

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Published by avg85jc - dans Séances pratiques
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 09:36

 

 

Quartz fumés bipyramidés , en cathédrale

 

 

DSC00238 copie

 

Echantillon de 9cm x 5,5 cm - Chambretaud - Col.Alain Duret


 

 

Le quartz ( SiO2)est le plus abondant des minéraux de l'écorce terrestre. Ses formes et ses couleurs sont très variées. Il se présente en cristaux ordinairement prismatiques terminés par deux rhomboèdres assumant l’apparence d’une pyramide hexagonale, pouvant atteindre 1,5 à 2 m de hauteur (voir les "cristaux géants" du Muséum de Paris). Les faces du prisme sont ordinairement striées horizontalement.

On distingue les habitus "Dauphiné", "Tessin" (pour les quartz des fentes alpines, très célèbres, diamant, fenêtre , cathédrale, etc. Plus de cent cinquante formes exceptionnelles et toujours en facettes ont été recensées.

Souvent massif ou en grains dans la plupart des roches de l'écorce. Transparent à translucide, parfois opaque. Eclat vitreux vif, faible dans les variétés colorées. Couleur variable, incolore (cristal de roche), blanc, brun, violet (améthyste), rose, jaune (citrine), vert (aventurine) etc......

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