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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 06:22

 

...mais les lacs périglaciaires menaçent  la population

 

      Technoscience.net   -  21/04/2012

 

 

Himalaya-glacier-lac.jpg

 

La formation de grands lacs périglaciaires constitue

une menace pour les populations qui vivent en aval.
 

Image: Markus Stoffel/DR

 

Plusieurs centaines de millions de personnes de l'Asie méridionale dépendent des eaux douces stockées dans les glaciers de l'Himalaya. Etablir scientifiquement comment ceux-ci vont se comporter face au réchauffement climatique s'avère primordial. Des chercheurs des universités de Genève (UNIGE) et Zurich (UNIZH) viennent de démontrer que la réduction des glaciers de l'Himalaya se fait moins rapidement que préalablement supposé. Ce motif éventuel de soulagement est pourtant assombri par la constatation du danger grandissant que représentent la formation et la rupture éventuelle de lacs périglaciaires.

Depuis la publication de certaines évaluations contestées du Groupement intergouvernemental des experts sur les changements climatiques (GIEC), les glaciers de l'Himalaya constituent plus que jamais un sujet d'inquiétude pour le public et les chercheurs. Les connaissances lacunaires dont on disposait jusqu'ici sur ces glaciers himalayens empêchaient toute affirmation à leurs propos. Pour remédier à cela, une équipe internationale de chercheurs sous la direction de l'UNIGE et de l'UNIZH vient de réaliser une importante compilation des connaissances dans ce domaine, laquelle fait l'objet d'une publication dans la dernière édition de la revue Science.

Grâce à ce travail, les scientifiques démontrent que les scénarios de régression marquée des glaciers dans l'Himalaya, publiés dans le dernier rapport du GIEC, étaient erronés et exagérés.

 

Suite de l'article dans "Technoscience.net" :http://www.techno-science.net

 


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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 09:00

 

Etranges monolithes calcaires

 

 

050_Pinnacles_02-AVG-copie.jpg

 

 

053_Pinnacles_05-AVG-copie.jpg

 

 

A 200 km au nord de Perth , le Désert des Pinnacles, au sein du Nambung National Park, abrite, dans un vaste plateau dunaire ,des monolithes calcaires sculptés par l'érosion : les pinnacles.

Ces piliers ,dont les plus hauts peuvent atteindre 4 mètres, sont constitués par une roche très particulière :l'éolianite.

L'éolianite est une roche sédimentaire calcaire formée par cimentation ( du fait de la précipitation de calcite) d'anciennes accumulations dunaires constituées de fins débris de coquilles , de tests de Foraminifères et d'oolithes calcaires.

 

 

 

Etapes de la formation des pinacles.

 

 

1-Stabilisation de la dune par une végétation de type méditerranéen. La cimentation du sédiment dunaire meuble par la calcite est liée à l'action des végétaux.Les racines libèrent des acides organiques qui favorisent la dissolution des débris carbonatés sous l'effet de l'eau d'infiltration. Les chemins créés par les racines facilitent la pénétration des fluides dans le sédiment. 

2-La dissolution du calcaire en surface entraîne la formation d'une couche  supérieure constituée de sable quartzeux insoluble .Les carbonates dissous s'infiltrent dans des zones plus profondes.

3-Sous cette couche de sable quartzeux, se forme un banc de calcaire fracturé par les racines.

4-Quand les racines disparaissent , les canaux de pénétration sont d’autant plus importants.

5-Lorsque le sol s’érode , les grains de sable remplissent les trous et le calcaire continue de se dissoudre en n’épargnant que les zones dures. Des quantités importantes de calcaire sont dissoutes pendant des périodes plus humides mais toujours chaudes.

6-Ce phénomène de formation de colonnes est entièrement souterrain. Ce n’est qu’après érosion du sable interstitiel par déflation que les pinacles apparaissent.

7-Sur les pinacles assez larges on voit très bien les couches de sables calcaires des plages initiales, dépôts éoliens caractérisés par des pentes jusqu’à 30 degrés.

8-En plus, on trouve des horizons de sols fossiles, des lits de coquilles, des racines fossiles et des mâchoires de wombats et de wallabis géants éteints et même des pupes d’insectes fossiles (genre cafards) et de nombreux rhizolites. Les fossiles de coquilles permettent d’affirmer que par 3 fois au moins la mer a transgressé ces formations.

 

Ces formations sont d’âge Pléistocène et Holocène (depuis 500 000 ans environ) mais ce genre de phénomène se produit encore le long des côtes WA.

Il semble que pendant les périodes interglaciaires la mer dépose les coquilles formant le matériel de base et que pendant les périodes glaciaires le vent les casse, les transporte et que des périodes plus humides et plus chaudes en permettent la fixation  . L’ensemble du phénomène prenant plusieurs milliers d’années.

 

Ces pinacles ont peut-être déjà été exposés à l’air il y a 6000 ans et recouverts ensuite à nouveau par du sable. En effet on a trouvé des artefacts aborigènes. Ceci  a conduit à étudier le déplacement des sables et on constate qu’aujourd’hui les vents dominants du sud recouvrent la partie sud des pinacles et dégagent la partie nord de cet endroit mettant au jour de nouveaux champs de fragiles rhizolites ( racines pétrifiées).

 

 Claire KÖNIG

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 15:27

 

 

Couleurs du Teide , le volcan de Tenerife

 

 

Pierre Gibaud

 

 


L'archipel des Canaries, province espagnole au large du Maroc est formé de 7 îles principales. 

Chacune est un volcan de point chaud dont l'activité s'étale de 10 Ma à nos jours.↓


1 Canaries

 


2-Archipel-1.jpg

 

Le Teide est le pic principal du massif volcanique de Tenerife, la plus grande île.

 

3-Tenerife.jpg

 

C'est le troisième volcan du monde après ceux de Hawaï,si on décompte leur hauteur à partir du plancher océanique. Il culmine à 3718 m au-dessus de la mer.↓ 

 

4-Parque.jpg

 

Tenerife est agé de 3,5 Ma, tandis que le pic central n'a que 0,2 Ma et les dernières coulées datent de 1909. Christophe Colomb l'a vu en activité et a préféré faire escale à l'île de La Gomera.

 

 

Voici une excursion illustrée par mes photos

prises au cours de plusieurs voyages.

 

 

En montant par la route nord, en zone forestière, voici une "rose de basalte" (4 m x 5m) à l'extrémité d'une de coulée. Cette solidification en orgues radiales est assez rare.↓

 

5-rose--min--rale.jpg

 

Parmi les pins canariens (à 3 aiguilles) voici la silhouette du Teide.↓


 6-Teide-silhouette.jpg

 

La route creusée dans les couches de cendres (gravillons agglomérés) permet de voir les empilements diversement colorés selon la composition de la lave à diverses époques ! ↓


7-cendres.jpg

8-cendres.jpg

9-cendres.jpg

 

Un panneau  explique l'origine des différentes couches :  claires ou sombres. ↓

 

10---ruptions.jpg

 


L'analyse des isotopes du soufre permet de savoir à quelle altitude les cendres ont été éjectées.Plus elles montent haut et plus le bombardement par les neutrons solaires fabrique de l'isotope S33.La mesure du rapport S33/ S32 permet de connaître la violence de l'explosion.↓  

 

11-cendres.jpg

 

12-cendres.jpg

 

Une plate-forme naturelle porte des antennes et plusieurs observatoires internationaux.↓  


 13-observatoires.jpg

 

 

Nous voici arrivés dans la caldeira dont l'altitude varie de 2000 à 2200 m.Sa largeur d'Est en Ouest est de 15 km et par endroits la paroi atteint 500 m de hauteur !Dans ce vaste espace, on trouve des coulées de tous âges.↓

 

14-Caldeira-1.jpg

 

Quelques roches colorées.↓

 

15-caldeira.jpg

 

16-roches-color--es.jpg

 

17-roches-color--es.jpg

 

18-roches-fractur--es.jpg

 

Vue du Teide face Est.↓  


 19-pic-Teide.jpg

 

Les coulées récentes sont noires et souvent riches en obsidienne.↓

 

20-obsidienne-.jpg

 

L'obsidienne est un verre naturel sombre aussi brillant et coupant que le verre des hommes.

 

 

Avec le temps, au bout de plusieurs siècles ou millénaires,les composés ferreux s'oxydent et les coulées prennent alors une couleur rouille. ↓

 

21-couleur-de-lave.jpg

 

22-datation.jpg

 

Sur les flancs du pic on observe des coulées très visqueuses pleines de rides.↓


23-coul--e-visq.jpg

 

 

Dans ce mode minéral, la vie est bien présente et le parc national du Teide est une réserve naturelle très protégée : "El Parque Nacional de las Cañadas".

Après les lichens, et quelques plantes naines, les premiers végétaux de grande taille à coloniser les coulées, sont une variété de "genêts" dont les racines fracturent les blocs.

Le tajinaste ou vipérine rouge est propre à Tenerife. Bisannuelle, ses fleurs sont roses et donnent de petites graines ressemblant aux graviers volcaniques appelés "picón". ↓

 

24-tajinaste.jpg

 

25-tajinaste-2.jpg

 

Les fleurs attirent les insectes dont se régale le lézard "gallotia".↓


26-l--zard-1.jpg

 

27-l--zard-2.jpg

 

Dans la caldeira, des volcans annexes ont été détruits par l'érosion.

 Il ne reste que le bouchon solidifié dans la cheminée. ↓

 

28-chemin--es.jpg

 

En 1995, le téléphérique fonctionnait encore et nous a permis de monter sur le pic du Teide.La tache blanche vue d'en bas est une coulée de lave carbonatitique.↓

Les laves carbonatitiques dérivent d'un magma exceptionnellement enrichi en CO2 et Ca selon des modalités encore mal connues.Elles jaillissent noires , plus ou moins rougeoyantes et blanchissent très vite une fois refroidies, les minéraux s'altérant avec l'humidité.


29--pic-Teide.jpg

 

Au sommet, nous sommes à côté de cette même tache blanche ↓


.  30-au-sommet.jpg

 

Vue d'en haut à 3600 m, on domine la  caldeira qui fut remplie par de la lave.Nous sommes à 80 m sous le sommet dont on voit le sentier d'accès au premier plan.Il n'est autorisé qu'à un petit nombre de scientifiques afin de protéger le site des hordes de touristes.

 

31-sommet.jpg

 

 

Au pied du téléphérique, un muret montre la diversité des roches colorées.↓


32-muret.jpg


 Au soleil couchant les couleurs sont particulièrement agréables.↓


33-soleil-couchant.jpg

 

34-soleil-couchant.jpg

 

35-soleil-couchant.jpg

 

36-plante.jpg

 


 

Nous sortons de la caldeira.

Voici le télescope solaire Thémis que je vous ferai visiter en détail dans un prochain article.↓


37-observatoires.jpg

 

38-Th--mis.jpg

 

      Vue sur la plaine côtière de Candelaria sur la côte Est.↓

 

39-Candelaria.jpg

 

      Et un dernier regard sur le pic : ↓


40-le-Teide.jpg

 

 

Si vous allez  en vacances à Tenerife, il faut monter au Teide rien que pour le plaisir des yeux. Evitez les minibus pleins de touristes car vous aurez tous les mêmes photos faites aux "arrêts japonais" ! Louez une voiture pour la journée. Les routes sont assez larges et sans danger particulier. On peut accéder à la caldeira par au moins 5 routes différentes.

 

Enfin une information climatique importante. Le Teide et la ligne des crêtes SW / NE sépare Tenerife en deux zones climatiques :

- Le Sud-Est est semi désertique type Marakech et regroupe l'essentiel des touristes.

- Le Nord-Ouest est océanique doux type Biarritz l'été : vigne, bananiers, nuages l'après midi !

 

Bon voyage !

 

 

Pierre GIBAUD - membre de l'AVG

 

 

 

 

 

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:49

 

Un supercontinent polaire

 


supercontinent.jpg

 


Cette image représente quelle pourrait être la position des continents à la surface de la Terre d'ici à une centaine de millions d'années. D'après les calculs réalisés par des géophysiciens américains, les Amériques devraient fusionner avant de migrer vers le nord et d'entrer en collision avec l'Eurasie. Une masse sur laquelle se grefferont l'Afrique et l'Océanie. Dans ce scénario, c'est la fermeture de l'océan Arctique et de la mer des Caraïbes qui entraînerait par ricochet la formation autour du pôle Nord de ce supercontinent. Il a déjà reçu un nom : Amasia.

 

 

La Recherche - n°463 - Avril 2012

R. Mitchell et al., Nature, 482, 208, 2012.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 07:57

 

 

Fossilisés en plein vol !

 

 

poissonptero-web800.jpg

 

 

 

Il y a quelque 120 millions d'années, un petit ptérosaure était en train d'avaler en vol le petit poisson qu'il venait de pêcher. Il a brusquement été happé par un poisson carnivore qui s'est ensuite pris dans sa membrane alaire… Les trois animaux sont morts et se sont fossilisés ensemble.

 

Un petit reptile volant – un ptérosaure de l'espèce Ramphorhynchus – s'envolait après une plongée (du bec, du corps ?) tout en avalant un petit poisson, quand un poisson carnivore de 60 centimètres de long – un Aspidorhynchus – sauta pour s'accrocher à son aile. Il n'aurait pas dû : une fois retombé dans l'eau, le Ramphorhynchus se mit à se débattre si vivement que la mince membrane alaire de son aile gauche s'accrocha dans l'entrelacs des dents du poisson carnivore. Oppressé d'être attaché à une proie qui se débattait tant, le poisson se mit lui aussi à fouetter l'eau de sa queue et à donner des coups de tête pour s'en libérer. Mais il ne parvint pas à débarrasser sa gueule de l'aile du ptérosaure, résistante à la lacération puisqu'elle avait évolué pour être à l'épreuve du vol… Quand le ptérosaure, noyé, cessa enfin de se débattre, l'Aspidorhynchus avait encore la force de le porter, mais de moins en moins celle de tenter de se détacher, surtout que d'autresAspidorhynchus picoraient déjà dans les chairs de sa proie. Épuisé, il finit par être entraîné vers les profondeurs, où l'oxygène commence à se faire rare… Une fois au fond, l'asphyxie le tua. En l'absence totale d'oxygène, aucune bactérie ni organisme nécrophage ne put venir consommer les animaux, de sorte que la scène a été figée pour l'éternité… géologique.


 

Pour La Science - Actualités 

 - 23/03/2012 - Article de François Savatier.


 

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 06:20

 

 

Des embryons  de Mésosaures fossiles  de 280 millions d'années

 

 

Techno-Science.net - 4 avril 2012

 


Datant d'environ 280 millions d'années, les plus anciens embryons fossiles de reptiles ont été mis au jour en Uruguay et au Brésil. Ils appartiennent au groupe des mésosaures, reptiles aquatiques anciens. L'étude de ces fossiles particulièrement bien conservés suggère que les mésosaures étaient vivipares (1) (repoussant de 60 millions d'années ce mode de reproduction) sinon qu'ils pondaient des œufs à des stades avancés de développement. Publiés dans la revue Historical Biology, ces résultats sont révélés par une équipe internationale impliquant Michel Laurin, directeur de recherche CNRS au Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CNRS/Museum national d'histoire naturelle/UPMC).

 

 

 

 

Embryons reptiles fossiles-copie-1

 

 

Embryon fossile de Mésosaure du Permien inférieur dans un oeuf

issu de la formation de Mangrullo en Uruguay.
Photo du spécimen de gauche et dessin d'interprétation à droite
© Graciela Piñeiro (à gauche) et Inés Castiglioni (à droite)




Si les plus anciens amniotes (2) fossiles adultes connus à ce jour datent d'environ 315 millions d'années, les paléontologues disposent de très peu de collections d'œufs et d'embryons fossiles. Grâce à la découverte d'embryons fossiles de mésosaures, reptiles aquatiques anciens, datant d'environ 280 millions d'années, une équipe internationale impliquant Michel Laurin, du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CNRS/Museum national d'histoire naturelle/UPMC), livrent de nouvelles informations sur le mode de reproduction de ces animaux.

Au Brésil, l'équipe de paléontologues a mis au jour un spécimen fossile en gestation. Celui-ci révèle que les mésosaures qui peuplaient ce territoire retenaient les embryons dans l'utérus pendant la plus grande partie du développement embryonnaire. Ces reptiles étaient donc probablement vivipares(1).

De plus, en Uruguay, les mêmes chercheurs ont exhumé 26 spécimens de mésosaures adultes, tous associés à des embryons ou à de très jeunes individus, et datant de la même époque que le fossile brésilien. Ces spécimens, plus ou moins désarticulés, sont difficiles à interpréter mais il s'agit probablement, pour la plupart, d'embryons dans l'utérus, étayant lathèse de la viviparité chez les mésosaures. Les plus grands d'entre eux pourraient représenter de jeunes animaux dont s'occupait au moins un des deux parents, laissant supposer l'existence de soins parentaux. Cependant, un œuf isolé de mésosaure (voir la photo ci-dessous) a également été mis au jour sur ce site uruguayen. Cette découverte nuance la thèse de la viviparité (qui, en principe, exclut la ponte d'œuf). Elle suggère que les mésosaures d'Uruguay pondaient des œufs à un stade avancé de développement qui devaient éclore peu après (quelques minutes à quelques jours plus tard).

Ces recherches révèlent donc les plus anciens fossiles d'embryons amniotiques au Paléozoïque
(- 543 à -250 millions d'années) et les premiers exemples connus de rétention d'embryons (et peut-être de viviparité), repoussant de 60 millions d'années ce mode de reproduction. Les particularités reproductrices des mésosaures révélées dans cette étude reflètent-elles leur mode de vie aquatique (la viviparité étant fréquente chez les reptiles aquatiques) ou plutôt une condition assez répandue chez les premiers reptiles ?


photo2 ok

Reconstitution de l'embryon de mésosaure du Permien inférieur issu de la formation de Mangrullo en Uruguay dans un œuf.
© Gustavo Lecuona



photo3 ok

Embryon et adulte mésosaure, juxtaposés pour la reconstitution et la photo
(pas trouvés en association) montrant la taille de l'embryon par rapport à celle de l'adulte.
© Graciela Piñeiro
Notes:

(1) Animaux qui gardent l'embryon à l'intérieur et donnent naissance à leurs petits.

(2) Les amniotes sont des vertébrés dont l'embryon est entouré d'une membrane appelée amnios ; ils incluent les mammifères et les reptiles.


 
Références:

Graciela Piñeiro, Jorge Ferigolo, Melitta Meneghel & Michel Laurin (2012): The oldest known amniotic embryos suggest viviparity in mesosaurs, Historical Biology: An International Journal of Paleobiology, DOI:10.1080/08912963.2012.66223

 

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 09:40

 

Tissint, la météorite martienne qui fascine

 


 

LE MONDE - SCIENCE ET TECHNO | 02.03.2012 à 08h53 • Mis à jour le 13.03.2012 à 08h08

 

 

 

 

 

Meteorite-martienne.le-monde.jpg

 

  Ces débris de météorite ont été découverts, en octobre 2011, non loin de la ville de

Tata, dans le sud du Sahara marocain. | AFP/Carl B. Agee

 

 

 

 

 

Qui donc révélera les secrets de la météorite martienne de Tissint ?

 

Depuis que ses débris ont été découverts, en octobre 2011, non loin de la ville de Tata, dans le sud du Sahara marocain, la compétition est ouverte dans le petit monde des spécialistes des objets célestes. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France et ailleurs, des équipes travaillent d'arrache-pied pour analyser le plus rapidement possible les échantillons qu'elles ont réussi à soustraire à l'appétit des collectionneurs privés. Avec un espoir : être les premiers à publier des résultats sur ce corps rocheux exceptionnel, dont des nomades avaient observé la chute dans la nuit du 18 juillet.

 

L'enthousiasme suscité à travers le monde par l'apparition de ces 7 à 10 kilos de débris noirâtres s'explique par la rareté de l'objet dont ils furent issus. Sur les 41 000 météorites trouvées sur Terre et connues de la science, 61 à peine sont, en effet, d'origine martienne. Et sur ce total, cinq seulement, en comptant Tissint, ont été récupérées juste après qu'elles sont tombées. La première, en 1815 à Chassigny en France, la dernière, en 1962 à Zagami au Niger !

 

 

 

UN MATÉRIAU ENCORE "FRAIS"


Ces chutes intéressent au plus haut point les scientifiques. En procédant à l'analyse des pierres dès qu'elles ont été trouvées, les chercheurs peuvent, en effet, espérer travailler sur un matériau "frais", non encore contaminé ou érodé par un séjour terrestre. Et ainsi, si ce n'est y découvrir d'éventuelles traces de vie martienne, du moins répondre, mieux que ne peuvent faire les missions spatiales, à des questions sur l'histoire de l'atmosphère de la Planète rouge, et celle de son magnétisme et de sa géologie. Autre possibilité : étudier les conditions dans lesquelles ces objets ont été éjectés de Mars à la suite de l'impact d'une grosse météorite, puis ont voyagé dans l'espace.

 

Avec de tels enjeux, on comprend mieux pourquoi les débris de Tissint ont fait l'objet d'une course à l'achat entre les collectionneurs et les laboratoires. Car signe, peut-être, d'une mondialisation qui a étendu ses tentacules jusqu'aux recoins les plus reculés de la planète, "sur place, dans le désert, il ne reste plus rien d'apparent, sauf des poussières", constate Hasnaa Chennaoui Aoudjehane, professeur de l'université Hassan-II de Casablanca et unique scientifique à s'être rendue sur le lieu de l'impact. Bien que des témoins aient entendu la double explosion produite par la fracturation du bolide, lors de son entrée dans l'atmosphère, puis aient vu une lueur jaune-verdâtre éclairer le ciel, le lieu où le corps céleste s'est écrasé n'a pas été connu immédiatement.

 

 

 

ENTRE 500 ET 1 000 EUROS LE GRAMME


C'est trois mois plus tard, après d'importantes recherches, que celui-ci a été localisé par des nomades, puis par des groupes spécialisés dans la "chasse" aux météorites, une activité commerciale bien organisée au Maroc. Dès lors, la zone a été ratissée et la plupart des échantillons de cette "achondrite de type shergottite" (en référence à Shergotty, une météorite martienne dont la chute a été observée en Inde) ont très vite rejoint, dans la discrétion, des circuits de vente où ils se négocient aujourd'hui entre 500 et 1 000 euros le gramme.


Bien trop cher pour la majorité des institutions publiques, dont certaines ne disposent pas de budget pour effectuer ce genre de transaction et qui ont dû y renoncer. Si le Muséum d'histoire naturelle de Londres a annoncé, le 8 février, s'être vu offrir une pierre de 1,1 kg (qui ne serait pas la plus grosse en circulation), celui de Paris, pourtant doté d'une des plus belles collections du monde, n'a pas encore trouvé le mécène qui l'aiderait à acquérir une pierre d'un tel prix.


La météorite de Tissint est-elle perdue pour la science ? Tant s'en faut ! Grâce aux contacts dont ils disposent, la plupart des grands laboratoires du monde ont, en effet, déjà récupéré des échantillons. Aux Etats-Unis, les universités du Nouveau-Mexique puis d'Arizona ont annoncé les premières avoir réussi. Et, en France, le chasseur de météorites Luc Labenne a donné, dès décembre 2011, un petit fragment au Muséum d'histoire naturelle de Paris. "Ce spécimen ne pèse que 1,8 gramme mais il nous a permis de commencer, très tôt, les analyses", note Brigitte Zanda, la directrice de la collection de météorites du Muséum.

 

 


TROIS MILLIONS D'ANNÉES DANS L'ESPACE ?


Plusieurs laboratoires français sont ainsi mobilisés. Au Centre de recherches pétrographiques et géochimiques de Nancy, Bernard Marty tente de retrouver dans des inclusions vitreuses formées lors de l'éjection de la météorite hors de Mars la trace des isotopes de l'atmosphère de la Planète rouge qui y ont été piégés. Au Centre de recherche et d'enseignement des géosciences de l'environnement, à Marseille, Pierre Rochette étudie le magnétisme de la roche dans l'espoir de dater la disparition du champ magnétique de Mars, un phénomène qui serait responsable de la perte de son atmosphère.


Enfin, à l'Institut des sciences de la Terre de Paris et à l'université de Bretagne occidentale, à Brest, Albert Jambon et Jean Alix Barrat, qui travaillent avec Hasnaa Chennaoui Aoudjehane, s'intéressent à la géochimie, à la pétrologie et à la minéralogie de la pierre céleste. Ils y recherchent des "isotopes cosmogéniques de courte période" qui pourraient les renseigner sur le temps - de l'ordre de trois millions d'années - que la météorite a passé dans l'espace.


Les chercheurs français atteindront-ils leur but avant leurs confrères d'autres pays ? Réponse à Houston, en mars, lors de la Lunar and Planetary Space Conference, ou au plus tard en août à Cairns (Australie), au cours de la réunion de la Meteoritical Society.

 

 

Vahé Ter Minassian

 

 

 

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 09:59

 

TRAVAUX DU COMITÉ FRANÇAIS D'HISTOIRE DE LA GÉOLOGIE 
- Troisième série - 
T.IX (1995)
Gaston GODARD 
 
Histoire d'une énigme :
Les buttes coquillières de Saint-Michel-en-l'Herm (Vendée)

 

COMITÉ FRANÇAIS D'HISTOIRE DE LA GÉOLOGIE (COFRHIGEO)

(séance du 8 mars 1995)

 

 

1995b-1.gif

 

1995b-2

 

 

Utiliser le lien suivant

 

http://annales.org/archives/cofrhigeo/buttes-coquillieres.html

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 12:00

Calendrier des activités proposées aux adhérents en 2012 

Mise à jour : 23/10/2012

 

 

L’établissement du calendrier des activités tient compte de différents évènements : Folles journées musicales (29 /01 – 5 /02), Présidentielles (22 avril et 6 mai), Législatives (10 et 17 juin), journées du patrimoine (15 et 16 septembre).

 

Dates

Lieux

Thèmes – activités – organisateurs

Dimanche

22 janvier

Fontenay-le-Comte

 

Visite du Musée et de la vieille ville

de Fontenay-le-Comte 


Banquet annuel de l’AVG

Organisateurs : Pierre et Michèle Gibaud


Samedi

 4 février

14h

Laboratoire

du Lycée St Joseph

La Roche-sur-Yon

 

Séance de laboratoire : TP sur les roches magmatiques

Structure, composition et origine des grands types de roches magmatiques – examen macroscopique et microscopique d’échantillons et de lames minces de roches magmatiques – expériences de cristallisation.

Organisateurs : Jean Chauvet, Dominique Loizeau, Hendrik Vreken.


 

Samedi

3 mars

14 h


Lycée St Joseph

La Roche-sur-Yon

Conférence - Diaporama de Pierre Gibaud :

«  Le marais Poitevin, de l’an mil à nos jours »

 

Samedi

24 mars

14 h 30

 

Lycée St Joseph

La Roche-sur-Yon

 

Assemblée générale de l’AVG

+ Diaporamas  sur les sorties géologiques de l’année 2011

– Distribution du bulletin annuel

– Règlement de la cotisation.


Dimanche

29 avril

7 h 30

Anjou

 

Juigné/Loire – Saint Saturnin

Doué-la-Fontaine

 

Excursion en Anjou :

- Les buttes ardoisières de Juigné/Loire

- La discordance Anjou noir / Anjou blanc à Saint Saturnin

– Blocs de grès avec de beaux végétaux fossiles (Eocène) à la Mairie de Saint-Saturnin

– Visite  d'un habitat troglodytique

- Visite des monumentales carrières souterraines de faluns aux Perrières à Doué-la-Fontaine

– Fouilles libres dans une carrière de faluns à Doué-la-Fontaine.

- Guide de l'excursion : Daniel Pouit – Géologue angevin ,médiateur scientifique dans un Centre de Culture scientifique.


 

Dimanche 

3 juin

 

Pays d’Olonne

 

 

Excursion  centrée sur le Pays d’Olonne


- Métamorphisme et tectonique: Anse de Chaillé – Les Pierres Noires 

- La Tourbière des Bourbes : conférence et visite  

- Les marais salants d’Olonne.

 

Projet proposé et organisé par Jean-Luc Narcy


 

Samedi et dimanche

8 – 9 septembre

Littoral des Côtes d’Armor

Le Trégor

 

Hébergement à Lannion

 

Week-end géologique en Bretagne :


1. Perros-Guirec – Ploumanac’h – Trégastel : Le massif granitique de Ploumanac’h et les encaissants associés.

2. De Perros-Guirec vers Paimpol : Paléovolcanisme - Sédimentaire

- Guide : Mr Yves Cyrille – Géologue – directeur de la Maison des minéraux de Crozon.

 - Mise en œuvre du projet : J.Chauvet, M. Rouet, JP. Tortuyaux et H. Vreken.


 

Samedi

15 septembre

 

Anse Saint-Nicolas

Pointe du Payré

 

Journée du patrimoine 

Exploration géologique de la falaise de la Pointe du Payré, guidée par des membres de l'association vendéenne de géologie. Reconstitution d'une histoire géologique exceptionnelle à l'interface du Massif Armoricain et du Bassin Aquitain.


Samedi

20 octobre

15h

La Roche-sur-Yon

Lycée Nature

Allée des Druides

Est du Bour-sous-la-Roche

 

Conférence de Gilles Bresson sur l’hydrogéologie :


A l'origine de nombreuses innovations dans la prospection et l'exploitation des eaux souterraines en Vendée, Gilles Bresson exposera, dans le cadre d'une conférence illustrée, les principes fondamentaux de l’hydrogéologie et les éléments qui en découlent pour une bonne exploitation des aquifères et leur gestion rationnelle.


 

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 09:42

 

Le fleuve Yprésis

 

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Tracé du fleuve Yprésis sur une carte satellitaire de la Vendée

 

En 1994, Gaston Godard, Michel Chevalier, Pascal Bouton, Bernard Mouroux, publiaient dans le bulletin n°4 de la Société Géologique de France un article de 20 pages sur la découverte d' "Un fleuve Yprésien du Berry à La Vendée, témoin de l'évolution paléogéographique et tectonique du Centre- ouest de La France au Cénozoïque."

  Ce fleuve dénommé Yprésis, traversait notre région il y a environ 50 millions d'années, à l'époque Yprésienne (Éocène inférieur, début du Tertiaire). A cette époque, les Dinosaures avaient disparu depuis 15 millions d'années avec la grande crise biologique Crétacé-Tertiaire, tandis que l'Homme n'apparaîtra que 45 millions d'années plus tard.

  Des traces de ce fleuve semblent exister jusqu'en Brenne, aux confins du Berry et de la Touraine. Mais c'est surtout à l'ouest de Poitiers, dans les régions de Parthenay puis de Bressuire, que les sédiments fluviatiles dessinent une traînée claire, large de 5 km en moyenne et dirigée vers le nord-ouest.

Dans les collines vendéennes, l'érosion ultérieure a fait disparaître ces sédiments, mais le fleuve a néanmoins laissé un vestige : il s'agit de la vallée fossile de Saint-Mars-la-Réorthe qui dessine un couloir de 2 km de large, 8 km de long et 50 m de profondeur entre Les Epesses et Les Herbiers.

A l'ouest de Mesnard-la-Barotière, les sédiments réapparaissent et forment une traînée large de 4 km environ, jusqu'à Montaigu.

Ils s'élargissent ensuite en aval de Montaigu et recouvrent de très larges surfaces dans tout le nord-ouest de la Vendée et le sud-ouest de la Loire ‑Atlantique. Cette région comprise dans l'angle Nantes - Montaigu ‑ Challans constituait alors le delta du fleuve disparu.

 

Extrait d'un article publié dans le bulletin 2011 de l'AVG

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